Le choix dans nos images ; laissons nous le temps!

Graines de Clématite

Voici bien une question récurrente que se pose tout photographe d’aujourd’hui… quelles images garder, lesquelles jeter? Une interrogation qui n’avait bien entendu pas du tout la même importance il y a peu pour le simple amateur ; celui ci ne pouvant généralement se permettre de réaliser 2000 images par mois… Une chose devenue possible depuis le numérique. Cette nouvelle technologie a amené son lot d’avantages et aussi … d’inconvénients (sans même parler des revenus des professionnels).

C’est donc bien un tri drastique qu’il nous faut désormais opérer dans notre base de donnée et ce de façon régulière, sous peine de devoir investir tous les 6 mois dans un nouveau disque dur… Une question se pose alors : comment réaliser ce tri. D’aucun dirons que c’est un travail à faire au long cours et au retour de chaque sortie, d’autre que ca se fait à intervalles réguliers… J’ai personnellement adopté une méthode intermédiaire. Pourquoi? Tout simplement parce que je considère que le tri étant une notion totalement subjective, elle dépend donc en grande partie de notre humeur du moment.

Mon tri s’effectue donc en général en 2 à 3 étapes. Sachez résister à l’envie de décharger votre carte mémoire immédiatement au retour de la balade! Les émotions et l’ambiance sont encore trop présentes dans votre esprit pour permettre d’apprécier des photos brutes sortant du capteur de votre appareil. Surtout si vous photographiez en RAW, il est très fréquent que les images non post traitées soient trop neutres et ne reflètent en aucune manière ce que vous avez ressentit sur le terrain!
Personnellement j’attends plutôt le soir ou quelques heures que le souvenir commence à perdre ses émotions. Je fais un premier tri, purement technique qui me permet d’isoler les photos vraiment ratées (problèmes de cadrage, flous,…etc). Certaines images sortirons évidement du lot comme étant réussies. Mais méfions nous, ce ne sont pas toujours les meilleurs qui sautent aux yeux!
Une fois ce premier tri effectuer, je m’emploie à tagger mes images avec les ITPC, mot clés et tout ce qui me permettra de retrouver les images plus tard. S’en suit un « trippotage » des images dites réussies qui me permet d’évaluer leur potentiel rapidement et de mettre des notes en fonction du temps que j’y accorderai plus tard.

Généralement ce n’est que quelques jour plus tard que j’exploite pleinement les images d’une série. Une fois que les émotions du terrain, les ambiances, ne sont plus qu’à l’état de souvenir. Le but est alors à l’aide du développement de retranscrire ce que j’ai vu… A savoir ce que je me souviens avoir vu! Et c’est bien là, selon moi, le plus important en photographie artistique :transmettre une émotion… pas forcément une réalité.

C’est parfois plusieurs jours, voir plusieurs mois après que certaines images révèlent leur saveurs… Il est donc important de ne pas jeter ce qui est techniquement réussi… Et surtout d’y revenir régulièrement pour refaire le tri!

Bien évidement tout ceci perd beaucoup de son sens lorsqu’il s’agit de photographies destinées à une agence ou tout autre clientelle dont l’objectif et d’avoir la « réalité » et des images justement… neutres, modelables…

Commentaires

3 Réponses à “Le choix dans nos images ; laissons nous le temps!”

  1. Coralie le 28 janvier, 2010 12 h 06 min

    Le tri, c’est un de mes gros problème, j’ai bien du mal à être objective avec mes photos : soit, je ne leur trouve pas d’intérêt alors que d’autres y voit du potentiel, soit c’est l’inverse… Mais c’est vrai qu’avec plus de recul, en laissant s’écouler un peu de temps, on finit par y voir plus clair.

  2. Jma le 29 janvier, 2010 15 h 52 min

    Je suis entièrement d’accord avec toi ! Pas de précipitation, il faut prendre son temps. Mais tout dépend aussi de l’objectif premier de la photo : souvenir de vacances (cela nous arrive à tous!), documentaire (une espèce aperçu pour la première fois en un endroit précis : par exemple, je conserve une photo « pourrie » de leste sauvage car c’est la seule que j’ai), professionnel (ce n’est pas mon cas !).

    Cdt,
    Jma

  3. Nadine le 1 février, 2010 22 h 15 min

    superbe photo pleine de poésie et de douceur